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Tableau de bord marketing : quels KPI y mettre vraiment

Huit indicateurs suffisent à la plupart des tableaux de bord marketing. Lesquels retenir selon l'objectif, et ce qu'il faut surtout en retirer.

ÉA
Équipe Adwise
Rédaction ·
Sommaire
  1. Un tableau de bord n'est pas un rapport
  2. Les huit indicateurs qui suffisent presque toujours
  3. Choisir ses indicateurs selon l'objectif
  4. Trois niveaux de lecture
  5. Ce qui rend un tableau de bord inutilisable
  6. Construire le sien
À retenir
  • Un tableau de bord répond à une question de décision, un rapport rend compte d'une période. Les deux n'ont ni le même contenu ni la même fréquence.
  • Huit indicateurs couvrent la quasi-totalité des besoins : dépense, coût par résultat, volume de résultats, taux de conversion, valeur générée, trafic, part d'impressions, tendance.
  • Un tableau de bord qui demande une explication orale a raté sa cible : il doit se lire seul, en moins d'une minute.
  • Chaque chiffre a besoin d'une référence, cible ou période précédente. Sans cela, la couleur verte ou rouge n'a aucun sens.
  • Un tableau de bord rafraîchi à la main est un tableau de bord périmé : il redevient un rapport.

Un tableau de bord n'est pas un rapport

La confusion coûte cher en temps. Un rapport rend compte : il couvre une période, explique ce qui s'est passé, se lit une fois puis s'archive. Un tableau de bord sert à décider : il se consulte en continu, ne montre que ce sur quoi on peut agir, et signale les écarts plutôt que de tout décrire.

1
question de décision
écrite avant de choisir le moindre indicateur
4
chiffres en haut de page
le niveau de lecture à cinq secondes
8
indicateurs au total
douze au maximum absolu
30 s
pour juger le mois
sans explication orale
Tableau de bordRapport
Sert àDéciderRendre compte
Fréquence de lectureEn continuUne fois, puis archivé
ContenuCe sur quoi on peut agirCe qui s'est passé
ProfondeurUn chiffre face à une cibleHistorique, ventilation, commentaire
Mise à jourAutomatiqueÀ la période

Un même indicateur peut appartenir aux deux, mais pas avec la même profondeur. Le coût par acquisition figure dans un tableau de bord sous forme de chiffre unique comparé à une cible. Dans un rapport, il s'accompagne de son historique, de sa ventilation par campagne et d'un commentaire.

Si vous hésitez sur un bloc, posez la question : quelqu'un peut-il décider quelque chose en le regardant ? Si la réponse est non, il appartient au rapport, pas au tableau de bord.

Les huit indicateurs qui suffisent presque toujours

La tentation est d'ajouter. Un tableau de bord utile fonctionne à l'inverse : il retire jusqu'à ce qu'il ne reste que l'essentiel.

IndicateurCe qu'il ditSa référence
DépensesCe qui est engagé sur la périodeLe budget prévu
Coût par résultatCPA ou CPL selon ce que vous vendezLa cible commerciale
Volume de résultatsConversions, prospects, achatsL'objectif du mois
Taux de conversionSépare un problème d'acquisition d'un problème de siteLa période précédente
Valeur généréeChiffre d'affaires attribué, ou ROASLe seuil de rentabilité
TraficSessions ou clics, pour situer le volume d'entréeLa période précédente
Part d'impressionsS'il reste du marché à prendre sur Google Ads100 %, et les deux pertes
TendanceLa variation de chacun des sept précédentsLe mois ou l'année précédente

La tendance n'est pas un indicateur de plus, c'est une seconde lecture des sept autres. Un CPA de 45 euros ne veut rien dire ; un CPA de 45 euros en hausse de 30 % en un mois déclenche une action.

Choisir ses indicateurs selon l'objectif

Un tableau de bord de notoriété et un tableau de bord d'acquisition n'ont presque rien en commun. Partir de l'objectif évite d'empiler des métriques par réflexe.

ObjectifIndicateur principalIndicateurs de contrôle
NotoriétéCouvertureCPM, fréquence, impressions
Trafic qualifiéCPCCTR, taux de rebond, pages par session
Génération de prospectsCPLVolume de prospects, taux de transformation commercial
Vente en ligneROASCPA, panier moyen, taux de conversion
RétentionUtilisateurs récurrentsFréquence d'achat, valeur vie client

Un compte poursuit souvent plusieurs objectifs à la fois. Dans ce cas, mieux vaut plusieurs tableaux de bord courts qu'un seul qui tente tout : la lecture d'un tableau de bord doit être immédiate, et l'immédiateté ne survit pas à la vingtaine d'indicateurs.

Trois niveaux de lecture

Un tableau de bord bien construit se lit à trois vitesses selon le temps dont on dispose.

Les trois vitesses de lecture
  1. Cinq secondes

    Quatre chiffres en haut de page, chacun avec sa variation. La seule question à ce niveau : est-ce que ça va ou pas ?

  2. Trente secondes

    Deux graphiques d'évolution. Les questions deviennent : depuis quand, et à quelle vitesse ?

  3. Deux minutes

    Un tableau par campagne ou par canal. La question devient : où exactement, et qu'est-ce que je change ?

La plupart des tableaux de bord ratent le premier niveau. Ils commencent par un graphique, ce qui oblige le lecteur à interpréter avant de savoir s'il doit s'inquiéter.

Ce qui rend un tableau de bord inutilisable

DéfautCe qu'il produitLe correctif
Trop d'indicateursPlus personne ne hiérarchise, le tableau devient un inventaireRetirer jusqu'à douze au maximum
Des chiffres sans référenceUn nombre seul n'informe pasUne cible ou une période de comparaison sur chaque chiffre
Des sources mélangéesUn total qui n'existe nulle partChaque chiffre avec sa source et sa fenêtre d'attribution
Une mise à jour manuelleUn tableau à jour seulement avant les réunionsDes sources connectées, pas des exports recopiés

Sur le troisième point : additionner les conversions Google Ads et celles de Meta produit un total qui n'existe nulle part, les deux plateformes attribuant sur des fenêtres différentes. C'est le sujet de notre article sur ce qui ne se compare pas entre Meta Ads et Google Ads.

Construire le sien

Quatre étapes, dans cet ordre
  1. Écrire la question

    En une phrase. « Est-ce que l'acquisition reste rentable ce mois-ci ? » est une bonne question. « Suivre les performances » n'en est pas une, et produit invariablement un tableau à trente indicateurs.

  2. Déduire quatre chiffres de tête

    Pas davantage. Ce sont eux qui répondent à la question en cinq secondes. Tout le reste est du second niveau.

  3. Fixer une cible à chaque chiffre

    Même approximative. Sans cible, la couleur verte ou rouge n'a aucun sens et le lecteur reconstruit son propre seuil, différent du vôtre.

  4. Brancher les sources

    Plutôt que de copier des exports. Un tableau de bord alimenté à la main finit par n'être mis à jour qu'avant les réunions, ce qui le ramène au statut de rapport.

C'est le principe retenu par Adwise : les plateformes sont connectées en OAuth au Workspace, les chiffres se rafraîchissent seuls, et le tableau de bord reste juste sans intervention. Le détail des outils est sur le site.

Questions fréquentes

Entre six et douze. En dessous, il manque le contexte ; au delà, la hiérarchie disparaît et le lecteur ne sait plus où regarder en premier. Huit est un bon point d'équilibre pour un tableau de bord d'acquisition.

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ÉA
Équipe Adwise
Rédaction

L'équipe Adwise connecte Google Ads, Meta Ads, LinkedIn Ads, GA4 et la Search Console pour que les agences et les freelances pilotent leurs campagnes depuis un seul endroit.

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