Sommaire
- Les conversions de Meta et celles de Google Ads ne s'additionnent pas : les fenêtres d'attribution diffèrent, et une même vente peut être comptée des deux côtés.
- Trois colonnes sont trompeuses en particulier : conversions, taux de conversion et valeur de conversion.
- Ce qui se compare sans risque : la dépense, les impressions, les clics, et tout ce que vous mesurez vous-même en aval.
Le tableau qui rassure et qui ment
La demande revient à chaque bilan : un tableau avec Google Ads en colonne de gauche, Meta à droite, et une colonne total. C'est visuellement satisfaisant, et statistiquement faux dès la ligne des conversions.
Le problème n'est pas une question de réglage. Les deux plateformes ne répondent pas à la même question. Google Ads dit combien de conversions ont suivi une interaction avec ses annonces, selon ses règles. Meta dit la même chose selon les siennes. Aucune des deux ne connaît l'existence de l'autre.
Trois colonnes qui ne veulent pas dire la même chose
Les conversions. Meta attribue par défaut sur sept jours après clic et un jour après vue. Une personne qui voit une publicité Instagram, ne clique pas, puis achète le lendemain après une recherche Google : Meta compte la vente, Google aussi. La somme des deux dépasse le nombre réel de ventes.
Le taux de conversion. Le dénominateur change. Google Ads le calcule sur les clics, Meta le rapporte généralement aux vues de page de destination. Deux taux affichés à 3% ne décrivent pas la même réalité.
La valeur de conversion. Elle dépend de ce que chaque plateforme reçoit du site. Si le ROAS Meta intègre les taxes et pas celui de Google, l'écart n'a rien à voir avec la performance.
Ce qu'on peut comparer sans risque
Quatre familles de chiffres restent honnêtes côte à côte.
La dépense, parce qu'elle vient de la facturation et non d'un modèle. Les impressions et les clics, avec une réserve : sur Meta, prenez le clic sur lien et non le clic tous types. Le CPC, en gardant en tête qu'un clic Google et un clic Meta n'ont pas la même intention derrière eux.
Et surtout, tout ce que vous mesurez vous-même en aval : commandes dans l'outil de gestion, prospects dans le CRM, chiffre d'affaires en comptabilité. Ces chiffres-là n'appartiennent à aucune plateforme, donc ils ne sont pas comptables deux fois.
La présentation qui tient debout
Plutôt qu'un tableau à trois colonnes avec un total faux, structurez le rapport en deux temps.
D'abord le résultat global, mesuré hors plateformes : nombre de ventes ou de prospects, chiffre d'affaires, coût d'acquisition moyen calculé en divisant la dépense totale par ce résultat réel. Ce bloc-là est juste et se défend.
Ensuite le détail par plateforme, présenté comme tel : ce que chacune revendique, avec sa fenêtre d'attribution indiquée noir sur blanc. Sans colonne total.
Cette structure a un avantage inattendu : elle rend la conversation plus simple. Le client comprend qu'un chiffre plateforme est une revendication, pas une vérité comptable, et arrête de demander pourquoi les totaux ne tombent pas juste.
Automatiser sans reproduire l'erreur
La plupart des outils de reporting agrègent les sources sans avertir de ce qu'ils additionnent. C'est le piège à éviter quand on branche plusieurs plateformes : Adwise restitue chaque source avec sa fenêtre d'attribution, et signale les cas où un total serait trompeur plutôt que de le calculer quand même.
Questions fréquentes
L'équipe Adwise connecte Google Ads, Meta Ads, LinkedIn Ads, GA4 et la Search Console pour que les agences et les freelances pilotent leurs campagnes depuis un seul endroit.