Sommaire
- L'ordre compte : vérifier la mesure avant la performance, sinon on optimise sur des chiffres faux.
- Trois points suffisent à savoir si un compte est sain : les conversions sont-elles justes, le budget est-il limitant, les requêtes sont-elles pertinentes.
- Un audit se conclut par trois actions classées, pas par une liste de quarante observations.
- Comptez une heure sur un compte de taille moyenne, à condition de suivre un ordre fixe. Le temps se perd à explorer sans méthode.
- Un audit de compte ne juge ni l'offre, ni le prix, ni ce qui se passe après le clic.
Commencer par la mesure, jamais par la performance
La tentation est d'ouvrir le compte et de regarder le coût par conversion. C'est l'erreur qui fait perdre le plus de temps : si les conversions sont mal configurées, tout ce qui suit est faux, y compris ce que l'algorithme d'enchères a appris.
- Les actions de conversion
Ouvrez la liste. Combien y en a-t-il, lesquelles sont marquées comme principales, et que mesurent-elles réellement ? Une vue de page contact déclarée comme conversion principale suffit à fausser tout le compte.
- Le mode de comptage
En comptage « toutes », un client qui achète trois fois compte trois conversions. En « une seule », une. Le choix doit correspondre au modèle : achats répétés pour l'e-commerce, comptage unique pour la génération de prospects.
- Les doublons
Un même formulaire suivi à la fois par la balise Google Ads et par l'import GA4 double les conversions. Cherchez deux actions au volume suspectement proche. Le sujet est détaillé dans notre article sur l'écart entre les conversions GA4 et Google Ads.
Ensuite la structure
- Le nombre de campagnes rapporté au budget
Un budget de 1'500 euros mensuels réparti sur huit campagnes ne permet à aucune d'atteindre le volume d'apprentissage. C'est le défaut le plus fréquent des comptes repris, et le plus simple à corriger.
- La séparation marque et hors marque
Si les deux sont mélangées, le CPA moyen du compte ne veut rien dire : la marque le tire artificiellement vers le bas et masque la performance réelle de l'acquisition.
- Les stratégies d'enchères
Une campagne en maximisation des conversions avec trois conversions mensuelles travaille dans le bruit. Vérifiez que chaque stratégie automatique dispose du volume qu'elle suppose, sinon repassez en manuel le temps de reconstituer un historique.
Puis la pertinence
- Les termes de recherche
Sur trente jours, triez par coût décroissant et lisez les cinquante premiers. C'est le point qui révèle le plus vite un gaspillage : des requêtes sans rapport avec l'offre, ou trop en amont du cycle d'achat.
- Les exclusions
Une liste vide sur un compte en correspondance large est une alerte. Une liste de trois cents exclusions jamais révisée en est une autre : elle bloque parfois des requêtes devenues pertinentes.
- Les pages d'arrivée
Chaque groupe d'annonces envoie-t-il vers une page qui répond à sa promesse, ou vers la page d'accueil ? C'est la cause la plus fréquente d'un taux de conversion faible sans que le compte soit en cause.
Enfin le potentiel
- La part d'impressions et ses deux pertes
La part d'impressions dit s'il reste du marché à prendre, et ses deux pertes disent par quel levier : le budget ou le classement. Ce sont deux corrections très différentes.
- Le niveau de qualité des mots-clés coûteux
Regardez les trois composantes plutôt que la note : elles désignent l'étape qui coince. La méthode est détaillée dans notre article sur le niveau de qualité.
- La couverture géographique et horaire
Un compte qui diffuse partout et tout le temps alors que l'entreprise ne livre ou ne répond que sur un périmètre restreint paie du clic inutile, sans que rien ne le signale dans les rapports standards.
La checklist en un coup d'œil
| # | Point de contrôle | Ce qui doit alerter |
|---|---|---|
| 1 | Actions de conversion | Une vue de page en conversion principale |
| 2 | Mode de comptage | Comptage « toutes » sur de la génération de prospects |
| 3 | Doublons de conversion | Deux actions au volume presque identique |
| 4 | Campagnes rapportées au budget | Plus de trois campagnes sous 2'000 € mensuels |
| 5 | Séparation marque | Marque et hors marque dans la même campagne |
| 6 | Stratégies d'enchères | Enchères automatiques sous 30 conversions par mois |
| 7 | Termes de recherche | Requêtes coûteuses sans rapport avec l'offre |
| 8 | Exclusions | Liste vide, ou liste jamais révisée |
| 9 | Pages d'arrivée | Tout le trafic vers la page d'accueil |
| 10 | Part d'impressions | Perte due au budget élevée sur une campagne rentable |
| 11 | Niveau de qualité | Composante inférieure à la moyenne sur les mots-clés coûteux |
| 12 | Couverture géo et horaire | Diffusion hors de la zone réellement servie |
Ce que l'audit ne dira pas
Un audit de compte ne juge ni l'offre, ni le prix, ni la concurrence. Un compte impeccable sur une offre mal positionnée produira des résultats médiocres, et aucun réglage n'y changera rien.
Il ne dit rien non plus de ce qui se passe après le clic au delà de la page d'arrivée : délai de rappel, qualité du traitement commercial, suivi. Sur un compte de génération de prospects, c'est souvent là que se perd la moitié de la valeur, et cela n'apparaît dans aucun rapport publicitaire.
Ces douze points prennent une heure sur un compte de taille moyenne, et bien moins quand les données sont déjà rassemblées. C'est le genre de vérification qu'on peut poser directement à Adwise une fois le compte connecté au Workspace, plutôt que d'ouvrir douze rapports et de recomposer les mêmes filtres. Le détail de l'intégration Google Ads est sur le site.
Questions fréquentes
L'équipe Adwise connecte Google Ads, Meta Ads, LinkedIn Ads, GA4 et la Search Console pour que les agences et les freelances pilotent leurs campagnes depuis un seul endroit.